07 juillet 2018

De Trizonia à Saranti

Ce soir séance rattrapage : le blogueur est en retard de deux journées aussi merveilleuses que les précédente. Il doit s’y mettre à tout prix! Les « followers » attendent évidemment anxieux 😧 ! 

Au matin du jeudi 6 juillet Dix Vagues s’est réveillé dans la rade principale de l’ile de Trizonia. Le vent robuste qui nous avait accueillis la veille au soir s’était, comme à l’accoutumée, calmé dans la nuit et c’est dans un calme plat et sans vent que nous avons continué notre traversée vers l’est du golfe de Corinthe. Toute au long de cette journée, comme la veille, nous avons progressé sur un miroir enchassé dans les montagnes du Péloponnèse à droite et de l’Attique à gauche. Notre but: la calanque de Saranti, au nord-est du golfe.

L’approche de Saranti, tout petit village de l’Attique, partie nord de la Grèce, fut sans problème et le mouillage prometteur, présenté dans le guide côtier SeeSeak comme « bien abrité des vents d’ouest et d’est ». Qualification totalement trompeuse : un vent d’ouest moyen s’est levé dans la soirée et a généré un clapot qui a rendu le mouillage inconfortable malgré l’orientation nord-sud de la calanque. Il semble que la forme de la calanque évasée à l’envers ait conduit un petit clapot jusqu’au fond de la calanque! Mauvaise nuit pour l’équipage!

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Le grand passage du canal de Corinthe

Après une nuit un peu mouvementée à Saranti, le soleil s’est levé sur un jour à marquer d’une pierre blanche dans la vie de Dix Vagues: le passage du canal de Corinthe qui relie la mer Ionienne et à sa sœur Egée! Avant le grand départ, le compas de route de Dix Vagues lorgne rêveusement vers les hautes montagnes de l’Attique qu’il ne gravira jamais (première photo).

Nous avons quitté Saranti à 8 heures avec l’idée de nous arrêter à Corinthe (dont les guides ne recommandent pas spécialement la visite) pour faire le plein d’eau et de gasoil (on use peu les voiles et on brûle beaucoup de gasoil du côté ouest de la Grèce!). Au fur et à mesure que nous progressions vers Corinthe (pour une fois) le vent s’est levé pour atteindre un bon force 4 établi en vent arrière. Nous passames à bonne vitesse (6 noeuds) le dernier cap avant Corinthe (deuxième photo).

Là nous décidons de reporter le ravitaillement à la sortie du canal, y espérant moins de vent. Un quart d’heure après avoir atteint les digues protégeant l’entrée du canal côté est, le feu est passé au vert nous invitant à « embouquer » le canal. Nous imaginions devoir suivre une file de gros cargos fumants et générant de forts remous à’ leur suite. Mais c’est Dix Vagues qui a pris le leadership d’une petite flottille de trois voiliers dans ce canal de 20 mètres de large en circulation alternée. Les 3,2 miles nautiques furent franchis presque trop vite au goût de l’équipage en une quarantaine de minutes (Photos suivantes).

A l’autre bout, un quai bien aménagé nous attendait pour accoster et payer les droits de passage (sur présentation des papiers du bateau): 194 euros que l’on peut payer par carte de crédit. Sur place, un petit camion citerne propose de vous faire le ravitaillement en gasoil au prix courant (1,43 le litre). Malheureusement pas d’eau : il faut aller assez loin pour en trouver. Première option, Korfos sur la côte du Péloponnèse à 17 miles de la sortie du canal (dernière photo). C’est là, dans une magnifique rade (une de plus) que nous décidons d’emmener Dix Vagues se bercer dans une eau tiède (24 degrés?) à l’abri du vent et du clapot! Une bonne nuit en perspective ? Vous le saurez très vite!

Mais tout de suite place aux photos du grand jour!

 

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10 juillet 2018

Les trois R à Korfos: Repos, ravitaillement, relâche

Ce dimanche 8 juillet, nous avons décidé d’appliquer la règle des trois R. Et ceci d’autant plus que Météo Consult nous promettait un coup de vent de force 6 en fin de journée. Nous avons donc démarré la journée relax avec une promenade au village de Korfos.  Nous nous sommes adonnés à la coutume locale (grecque) du « café frappé » (un café glacé, battu en mousse et servi avec des glaçons). Nous nous sommes renseignés sur les options pour ravitailler Dix Vagues en eau dont les réserves frisaient l’épuisement après quand même 8 jours de mer...

Sur le ponton de ravitaillement (où nous avons payé 5 euros pour le plein d’eau et deux heures d’électricité... seulement (à comparer à certaines marinas italiennes ou corses qui auraient fait payer 5 fois plus!), un jeune couple grec nous a expliqué que notre météo était erronée et que nous pouvions partir en confiance... Nous avons donc décidé de lever l’ancre dans l’après-midi pour prendre un peu d’avance sur notre prochaine destination : les Cyclades. Le cap fut mis sur l’ile d’Egine ou Aigina, au milieu du golfe d’Athènes que nous pensions atteindre en trois heures.

Après une petite heure de navigation au moteur (pour cause de pétole, pas de vent), nous avons vu grossir d’impressionnants cumulus et le ciel se noircir au-dessus de Korfos. Nous nous félicitions d’avoir sans doute échappé à l’orage que les prévisions de Météo Consult avait promis et que nos collègues grecs avait mis en doute. Une demi-heure plus tard l’orage nous rattrapait et nous nous prenions une douche diluvienne bien utile pour tester l’étanchéité des hublots de Dix Vagues (il faut positiver 😀). Les 700 litres d’eau reçus (estimation à la louche 😳) en une demi-heure nous ont Permis de constater des infiltrations modérées dans la cabine arrière tribord (un bon verre d’eau) et la petite cabine (un demi-verre). La pose de silicone sur l’hublot de cette dernière cabine pourrait (restons modeste !) avoir rempli sa mission. Les autres hublots ont goutté (table à carte, table du carré, petite salle de bain).

Ayant atteint l’ile d’Egine, nous avons identifié un mouillage sympa pour passer la nuit. Un peu agité par la mer agitée par l’orage, cette crique s’est révélée confortable en fin de nuit.

 

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Le passage vers les Cyclades

 

La météo (Consult et Windy) tombant d’accord sur l’absence de Meltem dans les trois ou quatre jours à venir, nous avons pris la décision de partir à l’assaut de cet archipel mythique. Ce ne fut pas la navigation héroïque, poussés par un vent solide, dont nous aurions pu rêver. Ce ne fut que pétole, pétole et encore pétole. Après 9 heures de mer (et 48 miles), nous avons atteint la premiere  des Cyclades : Kythnos. Place aux images !

Photo 1 : Nous laissons Egine vers 8h30

Photo 2 : Marie-Odile nous offre une de ses fantastiques salades

Photo 3 : Au loin, l’ile de Kea (qui fait partie des Cyclades) 

Photo 4 : Au nord la pointe sud-est du continent 

Photo 5 : L’arrivée sur Kythnos

Photo 6 : La crique où nous jetons l’ancre

Photo 7 : Dix Vagues se repose

Photo 8 : Et le soleil se couche sur nos rêves 

 

 

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Syros, capitale historique des Cyclades

Nous avons quitté Kythnos ce matin vers 10 heures et avons remonté la côte nord-est (c’etait assez penible à cause d’un vent du nord-est, certes modéré mais en plein dans le pif!). Nous avons passé le cap au nord de l’ile et avons mis les voiles, au bon plein, pour 4 heures agréables dans un petit force 2... Au loin, les îles des Cyclades se révélaient à nous l’une après l’autre: Tinos, Paros, Serifos, Sifnos et Syros...

Syros est une île très centrale des Cyclades, elle en est la capitale historique avec un passé original. Contrairement à la situation dans la quasi-totalité de la Grèce, cette île compte des chrétiens orthodoxes et des catholiques romains ce qui lui a valu une place à part dans l’histoire. Elle a en effet bénéficié du soutien des rois de France, très catholiques comme on le sait. De ce fait, Syros a résisté à l’occupation turque plus longtemps que le reste du pays qui est resté sous la domination de son grand voisin pendant plus de 400 ans.

Photo 1 : Au loin Paros

Photo 2 : Devant l’etrave, Syros

Photo 3 : L’approche de Syros

Photo 4 : La baie de Finikas au sud-ouest de Syros

Photo 5 : Les maisons typiques des Cyclades 

Photo 6 : Le petit port de Finikas vu de notre mouillage

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11 juillet 2018

De Syros à Kea, où Dix Vagues croise un gros collègue fumant et un crocodile

Dix Vagues a apprécié sa nuit dans les eaux chaudes de la baie de Finikas, au sud de Syros. Il s’est assoupi très vite aussi en avons-nous profité pour aller dîner dans une « taverna » près du port.

Étant arrivés à Finikas en debut d’aprés-midi, nous avions eu suffisamment de temps pour découvrir cette petite ville et faites des emplettes.

Aujourd’hui, même schéma, nous avons levé l’ancre tôt (vers 8 heures) afin d’arriver tôt et partir à la découverte de l’escale.

Au passage, nous confirmons qu’il n’est pas facile de tro de l’eau et du gasoil sur les îles grecques. Le jerricane de gasoil est bien utile. Pour l’eau, mieux vaut être sobre comme un chameau. 

Heureusement, la traversée (8 à 14 heures) fut une « sinécure », pas grand chose à faire sinon bavarder et profiter du bon temps : petit vent, pas trop mal orienté (près serré), mer calme, soleil... et beaux paysages.

Photo 1 : Dix Vagues endormi à Finikas

Photo 2 : La rive sud-ouest de Syros avec  ses maisons typiques des Cyclades

Photo 3 : Le collègue fumant et ronflant de Dix Vagues

Photo 4 : Au loin, un crocodile géant fait semblant de dormir

Photo 5 : Notre mouillage dans la baie de Vourkari

Photo 6 : L’entrée dans la baie de Vourkari marquée par un phare-chapelle!

 

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13 juillet 2018

Dix Vagues met le cap au nord

Durant la délicieuse escale de Vourkari au nord de Kea, dans cette profonde et calme calanque, l’équipage de Dix Vagues se pencha sur les prévisions météo (Meteo Consult, Windy et LaMMA météo italienne) pour décider du trajet vers le port d’embarquement de Cathy, le 15 juillet. Ces différentes agences météo nous promettaient un poussée de Meltem, le réputé redoutable vent de la mer Egée. Nous appréhendions la confrontation avec ce titan. Et legitimement, nous hésitions entre rester planqués ou aller défier le vent et le mer.

Au réveil, effectivement, le vent soufflait dans les haubans même si le mouillage restait d’huile. Après moultes discussions, confiant dans la robustesse de Dix Vagues, nous décidâmes d’aller pointer l’étrave dans l‘arène meltemiemme « pour voir ». À la sortie de la calanque, nous vîmes un sérieux clapot à quelques encablures dans le canal entre Kea et l’Attique réputé pour accélérer le Meltem. Braves, nous décidâmes de tester le fier vent de l’Egée tout en appelant Homère et Ulysse réunis à nous guider dans ces flots tempétueux.

Quelques minutes ne suffirent pas à nous effrayer ni même à nous décourager. Nous avions en face de nous un vent de force 4-5 qui soufflait depuis 5 heures du matin et avait monté une petite houle de 0,80 à 1 mètres tout au plus. Il en fallait plus pour des navigateurs aguerris, dont deux marseillais bons connaisseurs du Mistral. Après une heure contre le vent en direction de l’ile d’Eubée (Evvia), nous attendions toujours que le Meltem nous sorte un jeu plus sérieux. Il n’en fut rien! Sans doute étonné qu’un navire français résiste si bien à ses bourrasques un peu fantasques, il sembla, un peu blême le Meltem, replier ses armes et laisser la mer s’applatir devant l’étrave de Dix Vagues. Et lui ouvrir le chemin vers l’archipel de Petalion.

Bon, en résumé, le Meltem n’est pas plus fort ni plus fréquent que le Mistral entre Camargue et Bandol. Il peut  être inconfortable mais avec de bonnes météos il n‘est pas plus difficile à gérer que son frère marseillais. Comme celui-ci il peut souffler 1, 3, 6 ou 9 jours et s’attenuer (en général... ou pas) la nuit.

C’est donc dans ce magnifique archipel aux eaux turquoises que nous pûmes féliciter Dix Vagues de son nouvel exploit: il ne s’en est pas laissé compter par le Meltem.

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Dix Vagues s’amarre à la grecque

Après 6 jours passés au mouillage, loin des ports, Dix Vagues nous fit comprendre qu’il aimerait bien voir des copains. Nous quittâmes donc, à regret notre magnifique mouillage de l’archipel de Petalion pour rejoindre le port de Karistos à l’extrémité sud-est de l’île d’Eubée.

Nous savions ce qui nous attendait au port : soit nous avions la chance qu’il y ait une grande place vide pour accoster, flanc contre le quai ; soit nous allions devoir nous amarrer « cul au quai » sans pendilles, à la grecque, l’étrave retenue par l’ancre larguée à 5 longueurs de bateau perpendiculaire au quai en espérant ne pas l’accrocher sur la chaîne d’un des voisins. C’est la seconde option qui, malheureusement, s’imposa. Mais nous connaissions la technique, nous étions tous clairs sur ce que nous devions faire... Et, en toute modestie, il faut reconnaitre que la manœuvre fut parfaite, disons académique! N’est-ce pas Professeur Blanc?

 

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14 juillet 2018

Plein sud vers Lavrio Olympic Marina

Dix Vagues ayant pu bavarder amplement avec ses collègues du port de Karistos, et, sans doute se vanter de sa tenue face au Meltem, il était preneur de faire le test au vent portant. Aussi, au matin, nous mîmes le cap plein sud ou presque (au 210, sachant que le Meltem soufflait du plein nord en début de matinée). 

La sortie de la baie de Karistos fut un peu laborieuse, avec un vent changeant sur près de 90 degrés... alors que le vent au large était établi au plein nord. C’est dire la qualité de la protection au Meltem dont on bénéficie au fond de la baie de Karistos, dans le port aussi bien qu’au mouillage ! De fait, il n’y avait aucun vent la veille quand nous avons procédé aux manœuvres d’amarrage dans le port.

Une fois sorti de la baie, Dix Vagues ne demandait qu’une chose : qu’on lui lâche la bride !  Ce fut le début d’un long bord sous voile et sans moteur (oh joie!) qui devait nous conduire à Lavrio, tout au bas de la côte est de l’Attique. Alors que le vent soufflait force 4 à 5, Dix Vagues sous génois seul, nous offrit un plaisant 6 noeuds de moyenne, et entre 6 et 7 sur une grande de partie de la traversée. A part deux ou trois vagues qui nous bousculèrent un peu, ce fut vraiment une navigation agréable comme « chez nous ». Dix Vagues avait donc confirmé sa capacité à négocier avec le Meltem !

Et c’est vers 14 heures 30 que Dix Vagues pointa son étrave dans la passe d’entrée de la marina de Lavrio ayant couvert 27 miles en 4 heures et demie.

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17 juillet 2018

Retour vers Kea

Nous avons donc fait relâche à la marina Olympic de Lavrio le 15 juillet pour trois missions essentielles: 1. Accueillir une équipière pour notre dernière semaine sur Dix Vagues, 2. Faire les démarches pour obtenir le document officiel de l’administration grecque autorisant la navigation (DEKPA), 3. Regarder la finale de la coupe du monde.

Un mot sur cette marina réputée la plus chère de Grèce : médiocre. Si le personnel du port est sympathique et efficace, l’equipement et l’environnement laissent fortement à désirer. Malgré les promesses publicitaires de la marina, il n’y a pas de laverie (machine à laver), pas de supérette pour le ravitaillement, et un seul loueur de voiture assez cher (65 euros la journée pour une vielle Fiat sale!). L‘ambiance dans le restaurant est bien calme : peu, très peu de clients. Devant la télé pour la finale, pas plus de 25 personnes, dont les 2/3 de français... marseillais qui plus est. Mais, nous avons assuré l’ambiance face à un ou deux équipages de supporters des croates. Seul point positif, le shipchandler, bien achalandé et aimable!

Les démarches pour obtenir le fameux DEKPA sont vraiment compliquées et on a l’impression qu’elles le sont aussi pour les gardes-côtes qui en sont responsables. Ils hésitent sur la liste des informations à fournir et du coup en rajoutent. Nous avons dû réclamer à nos amis co-propriétaires de Dix Vagues des infos insolites comme leur numéro d’identification fiscale... Il nous faudra encore quelques jours mais nous avons ferme espoir d’obtenir le fameux DEKPA.Yes, we can!

Ah oui, au fait, DEKPA, ça veut dire littéralement: « documents pour le trafic maritime de plaisir privé ». Tout un programme non? Finalement l’équipage s’est dit tout à fait motivé pour obtenir le fameux certificat puisqu’il permet d’accéder au « plaisir privé » en Grèce 😋. Nous espérons recevoir le dit-document au Pirée et il devrait pouvoir servir aux autres équipages.

Sur ces bonnes résolutions, nous avons largué les amarres à 10 heures ce lundi 16 juillet pour regagner l’ile de Kea que nous voulions faire visiter à Pénélope. En 4 heures d’un petit vent doux nous y étions. Un spectacle inouï nous y attendait : une grosse vedette a croisé son ancre avec ses voisins... à deux reprises consécutives en tentant de venir s’amarrer à « cul ». Tous les bateaux de la baie regardaient ébahis se disant que le skipper de la vedette allait renoncer après tant de manœuvres et de risque de collision (1 heure et demi de dépannage car le skipper ne savait visiblement pas sortir son ancre ni démêler les mouillages et pas plus piloter). Que nenni! Il est revenu au quai une troisième fois et a manqué d’exploser un zodiac amarré là jusqu’à ce qu’un voisin saute à bord et prenne le contrôle de la barre pour faire les manaoeuvres d’amarrage. Ah, les joies de l’amarrages en Grèce et ses salades d’ancre à la grecque (sans champignon).

Et maintenant place aux images de la traversée, de la dégustation du Baklawa au large et de l’arrivée à Kea, sans doute un des mouillages les plus paisibles des Cyclades qui permet en outre (et sans supplément) d’assister à la confection de la fameuse salade d’ancre! Et en fin de journée, les passions surmontées, quoi de mieux q’un cocktail sur les quais?

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