13 juillet 2018

Dix Vagues met le cap au nord

Durant la délicieuse escale de Vourkari au nord de Kea, dans cette profonde et calme calanque, l’équipage de Dix Vagues se pencha sur les prévisions météo (Meteo Consult, Windy et LaMMA météo italienne) pour décider du trajet vers le port d’embarquement de Cathy, le 15 juillet. Ces différentes agences météo nous promettaient un poussée de Meltem, le réputé redoutable vent de la mer Egée. Nous appréhendions la confrontation avec ce titan. Et legitimement, nous hésitions entre rester planqués ou aller défier le vent et le mer.

Au réveil, effectivement, le vent soufflait dans les haubans même si le mouillage restait d’huile. Après moultes discussions, confiant dans la robustesse de Dix Vagues, nous décidâmes d’aller pointer l’étrave dans l‘arène meltemiemme « pour voir ». À la sortie de la calanque, nous vîmes un sérieux clapot à quelques encablures dans le canal entre Kea et l’Attique réputé pour accélérer le Meltem. Braves, nous décidâmes de tester le fier vent de l’Egée tout en appelant Homère et Ulysse réunis à nous guider dans ces flots tempétueux.

Quelques minutes ne suffirent pas à nous effrayer ni même à nous décourager. Nous avions en face de nous un vent de force 4-5 qui soufflait depuis 5 heures du matin et avait monté une petite houle de 0,80 à 1 mètres tout au plus. Il en fallait plus pour des navigateurs aguerris, dont deux marseillais bons connaisseurs du Mistral. Après une heure contre le vent en direction de l’ile d’Eubée (Evvia), nous attendions toujours que le Meltem nous sorte un jeu plus sérieux. Il n’en fut rien! Sans doute étonné qu’un navire français résiste si bien à ses bourrasques un peu fantasques, il sembla, un peu blême le Meltem, replier ses armes et laisser la mer s’applatir devant l’étrave de Dix Vagues. Et lui ouvrir le chemin vers l’archipel de Petalion.

Bon, en résumé, le Meltem n’est pas plus fort ni plus fréquent que le Mistral entre Camargue et Bandol. Il peut  être inconfortable mais avec de bonnes météos il n‘est pas plus difficile à gérer que son frère marseillais. Comme celui-ci il peut souffler 1, 3, 6 ou 9 jours et s’attenuer (en général... ou pas) la nuit.

C’est donc dans ce magnifique archipel aux eaux turquoises que nous pûmes féliciter Dix Vagues de son nouvel exploit: il ne s’en est pas laissé compter par le Meltem.

8B530AFE-45E6-4459-9689-1AF863418011

628E3993-295B-45DE-9995-3B3E821C1927

73BE09BE-C848-4A72-9668-E2D035F54F8C

7213F2B1-C64B-4DE3-872B-2BA47442AB6B

 

Posté par Francis-Bidault à 16:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Dix Vagues s’amarre à la grecque

Après 6 jours passés au mouillage, loin des ports, Dix Vagues nous fit comprendre qu’il aimerait bien voir des copains. Nous quittâmes donc, à regret notre magnifique mouillage de l’archipel de Petalion pour rejoindre le port de Karistos à l’extrémité sud-est de l’île d’Eubée.

Nous savions ce qui nous attendait au port : soit nous avions la chance qu’il y ait une grande place vide pour accoster, flanc contre le quai ; soit nous allions devoir nous amarrer « cul au quai » sans pendilles, à la grecque, l’étrave retenue par l’ancre larguée à 5 longueurs de bateau perpendiculaire au quai en espérant ne pas l’accrocher sur la chaîne d’un des voisins. C’est la seconde option qui, malheureusement, s’imposa. Mais nous connaissions la technique, nous étions tous clairs sur ce que nous devions faire... Et, en toute modestie, il faut reconnaitre que la manœuvre fut parfaite, disons académique! N’est-ce pas Professeur Blanc?

 

3DE3C458-322F-4215-B2AB-26B1B745371A

50D8B5C7-E614-4DE1-AC5A-BE79A9FC0328

165B41FA-37F0-4817-BE0C-B4AE9122DC77

77C3CBC1-BFE2-4F37-9588-EA3891FB333B

Posté par Francis-Bidault à 16:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 juillet 2018

Plein sud vers Lavrio Olympic Marina

Dix Vagues ayant pu bavarder amplement avec ses collègues du port de Karistos, et, sans doute se vanter de sa tenue face au Meltem, il était preneur de faire le test au vent portant. Aussi, au matin, nous mîmes le cap plein sud ou presque (au 210, sachant que le Meltem soufflait du plein nord en début de matinée). 

La sortie de la baie de Karistos fut un peu laborieuse, avec un vent changeant sur près de 90 degrés... alors que le vent au large était établi au plein nord. C’est dire la qualité de la protection au Meltem dont on bénéficie au fond de la baie de Karistos, dans le port aussi bien qu’au mouillage ! De fait, il n’y avait aucun vent la veille quand nous avons procédé aux manœuvres d’amarrage dans le port.

Une fois sorti de la baie, Dix Vagues ne demandait qu’une chose : qu’on lui lâche la bride !  Ce fut le début d’un long bord sous voile et sans moteur (oh joie!) qui devait nous conduire à Lavrio, tout au bas de la côte est de l’Attique. Alors que le vent soufflait force 4 à 5, Dix Vagues sous génois seul, nous offrit un plaisant 6 noeuds de moyenne, et entre 6 et 7 sur une grande de partie de la traversée. A part deux ou trois vagues qui nous bousculèrent un peu, ce fut vraiment une navigation agréable comme « chez nous ». Dix Vagues avait donc confirmé sa capacité à négocier avec le Meltem !

Et c’est vers 14 heures 30 que Dix Vagues pointa son étrave dans la passe d’entrée de la marina de Lavrio ayant couvert 27 miles en 4 heures et demie.

1D1CB74F-C539-4AB7-BC18-D8E31F9676C4

908D0346-AC41-4B65-86E7-88C855E92861

75242825-F95F-419D-9196-C2D911883B70

9B48E17F-D072-4E38-AAF2-09A6DCF6A95F

6D956DCC-1B7C-49E3-8304-FD377469B831

6FE012DD-6300-4390-AE3D-3F1031509565

Posté par Francis-Bidault à 18:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 juillet 2018

Retour vers Kea

Nous avons donc fait relâche à la marina Olympic de Lavrio le 15 juillet pour trois missions essentielles: 1. Accueillir une équipière pour notre dernière semaine sur Dix Vagues, 2. Faire les démarches pour obtenir le document officiel de l’administration grecque autorisant la navigation (DEKPA), 3. Regarder la finale de la coupe du monde.

Un mot sur cette marina réputée la plus chère de Grèce : médiocre. Si le personnel du port est sympathique et efficace, l’equipement et l’environnement laissent fortement à désirer. Malgré les promesses publicitaires de la marina, il n’y a pas de laverie (machine à laver), pas de supérette pour le ravitaillement, et un seul loueur de voiture assez cher (65 euros la journée pour une vielle Fiat sale!). L‘ambiance dans le restaurant est bien calme : peu, très peu de clients. Devant la télé pour la finale, pas plus de 25 personnes, dont les 2/3 de français... marseillais qui plus est. Mais, nous avons assuré l’ambiance face à un ou deux équipages de supporters des croates. Seul point positif, le shipchandler, bien achalandé et aimable!

Les démarches pour obtenir le fameux DEKPA sont vraiment compliquées et on a l’impression qu’elles le sont aussi pour les gardes-côtes qui en sont responsables. Ils hésitent sur la liste des informations à fournir et du coup en rajoutent. Nous avons dû réclamer à nos amis co-propriétaires de Dix Vagues des infos insolites comme leur numéro d’identification fiscale... Il nous faudra encore quelques jours mais nous avons ferme espoir d’obtenir le fameux DEKPA.Yes, we can!

Ah oui, au fait, DEKPA, ça veut dire littéralement: « documents pour le trafic maritime de plaisir privé ». Tout un programme non? Finalement l’équipage s’est dit tout à fait motivé pour obtenir le fameux certificat puisqu’il permet d’accéder au « plaisir privé » en Grèce 😋. Nous espérons recevoir le dit-document au Pirée et il devrait pouvoir servir aux autres équipages.

Sur ces bonnes résolutions, nous avons largué les amarres à 10 heures ce lundi 16 juillet pour regagner l’ile de Kea que nous voulions faire visiter à Pénélope. En 4 heures d’un petit vent doux nous y étions. Un spectacle inouï nous y attendait : une grosse vedette a croisé son ancre avec ses voisins... à deux reprises consécutives en tentant de venir s’amarrer à « cul ». Tous les bateaux de la baie regardaient ébahis se disant que le skipper de la vedette allait renoncer après tant de manœuvres et de risque de collision (1 heure et demi de dépannage car le skipper ne savait visiblement pas sortir son ancre ni démêler les mouillages et pas plus piloter). Que nenni! Il est revenu au quai une troisième fois et a manqué d’exploser un zodiac amarré là jusqu’à ce qu’un voisin saute à bord et prenne le contrôle de la barre pour faire les manaoeuvres d’amarrage. Ah, les joies de l’amarrages en Grèce et ses salades d’ancre à la grecque (sans champignon).

Et maintenant place aux images de la traversée, de la dégustation du Baklawa au large et de l’arrivée à Kea, sans doute un des mouillages les plus paisibles des Cyclades qui permet en outre (et sans supplément) d’assister à la confection de la fameuse salade d’ancre! Et en fin de journée, les passions surmontées, quoi de mieux q’un cocktail sur les quais?

8FDFD441-0762-4FE5-AC8A-94B6EF799C23

D1EC89B2-760A-48B2-ABA5-994F73B36BA2

522E69E8-E09A-4CB1-A575-6AE2285FC407

90ABEE0A-FC61-4989-BC74-5339C1D663A6

91776B79-A5DA-4435-87B1-F846A0EE6ECE

2060A35D-E4C7-49B0-A7DB-6AEAD873C201

 

 

 

Posté par Francis-Bidault à 08:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 juillet 2018

De Kea à Anavyssos

Le 17 juillet, nous avons quitté Kea pour prendre la direction d’Athènes - Le Pirée. Nous avons descendu le détroit entre Kea et l’ile de Makronisos, puis avons traversé le canal entre Makronisos et le cap sud-est de l’Attique, la partie continentale de la Grèce au nord du Péloponnèse, avant de remonter la côte.

La météo prevoyait pour la soirée un vent de nord-est et, étrangement, une houle du sud-ouest. Il nous fallait donc trouver une calanque protégée dans ces deux directions. Notre choix se porta sur la baie d‘Anavyssos. Mauvaise pioche, très mauvaise pioche. Ce fut une des pires nuit du periple, la houle (qui n’aurait pas dû) rentrait sans vergogne dans la partie nord de la baie et le vent s’etablissait à 90 degrés de celle-ci. L’équipage a donc pu profiter de la houle dans ces moindres replis et ce jusque vers 3 heures du matin. Au petit matin, en effet, la mer s’est calmée et nous avons pu récupérer un petit peu.

914D041E-C4C2-446D-8037-A5C8E9F55F02

A2A1FEE4-E768-4A7C-9B28-D31A85E0F913

86768344-4BA3-4F7E-9C68-297C488E7BD2

Posté par Francis-Bidault à 18:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]

La fin (provisoire) de L‘Odyssée

Nous avons atteint Athènes (comme les athéniens sont réputés le faire depuis des siècle, n’est-ce pas?) après 4 heures de mer. 

Dix Vagues est entré dans le port d’Athens Marina, au Pirée, où résident d’impressionnants yachts qui n’ont cependant pas intimidé notre héros fier de ces triomphes maritimes internationaux 😉. Il se repose en préparation de nouvelles aventures.

 

49AD70F6-848A-4737-B90D-95530807C1F0

C7578DBD-1BE6-4EC7-B550-897C8652D324

BEF4B0A3-89F0-4AEB-A61C-16D32A52EA3D

2669032B-D556-4BE7-83B8-1B5E4E285519

Posté par Francis-Bidault à 18:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]