Nous avons donc fait relâche à la marina Olympic de Lavrio le 15 juillet pour trois missions essentielles: 1. Accueillir une équipière pour notre dernière semaine sur Dix Vagues, 2. Faire les démarches pour obtenir le document officiel de l’administration grecque autorisant la navigation (DEKPA), 3. Regarder la finale de la coupe du monde.

Un mot sur cette marina réputée la plus chère de Grèce : médiocre. Si le personnel du port est sympathique et efficace, l’equipement et l’environnement laissent fortement à désirer. Malgré les promesses publicitaires de la marina, il n’y a pas de laverie (machine à laver), pas de supérette pour le ravitaillement, et un seul loueur de voiture assez cher (65 euros la journée pour une vielle Fiat sale!). L‘ambiance dans le restaurant est bien calme : peu, très peu de clients. Devant la télé pour la finale, pas plus de 25 personnes, dont les 2/3 de français... marseillais qui plus est. Mais, nous avons assuré l’ambiance face à un ou deux équipages de supporters des croates. Seul point positif, le shipchandler, bien achalandé et aimable!

Les démarches pour obtenir le fameux DEKPA sont vraiment compliquées et on a l’impression qu’elles le sont aussi pour les gardes-côtes qui en sont responsables. Ils hésitent sur la liste des informations à fournir et du coup en rajoutent. Nous avons dû réclamer à nos amis co-propriétaires de Dix Vagues des infos insolites comme leur numéro d’identification fiscale... Il nous faudra encore quelques jours mais nous avons ferme espoir d’obtenir le fameux DEKPA.Yes, we can!

Ah oui, au fait, DEKPA, ça veut dire littéralement: « documents pour le trafic maritime de plaisir privé ». Tout un programme non? Finalement l’équipage s’est dit tout à fait motivé pour obtenir le fameux certificat puisqu’il permet d’accéder au « plaisir privé » en Grèce 😋. Nous espérons recevoir le dit-document au Pirée et il devrait pouvoir servir aux autres équipages.

Sur ces bonnes résolutions, nous avons largué les amarres à 10 heures ce lundi 16 juillet pour regagner l’ile de Kea que nous voulions faire visiter à Pénélope. En 4 heures d’un petit vent doux nous y étions. Un spectacle inouï nous y attendait : une grosse vedette a croisé son ancre avec ses voisins... à deux reprises consécutives en tentant de venir s’amarrer à « cul ». Tous les bateaux de la baie regardaient ébahis se disant que le skipper de la vedette allait renoncer après tant de manœuvres et de risque de collision (1 heure et demi de dépannage car le skipper ne savait visiblement pas sortir son ancre ni démêler les mouillages et pas plus piloter). Que nenni! Il est revenu au quai une troisième fois et a manqué d’exploser un zodiac amarré là jusqu’à ce qu’un voisin saute à bord et prenne le contrôle de la barre pour faire les manaoeuvres d’amarrage. Ah, les joies de l’amarrages en Grèce et ses salades d’ancre à la grecque (sans champignon).

Et maintenant place aux images de la traversée, de la dégustation du Baklawa au large et de l’arrivée à Kea, sans doute un des mouillages les plus paisibles des Cyclades qui permet en outre (et sans supplément) d’assister à la confection de la fameuse salade d’ancre! Et en fin de journée, les passions surmontées, quoi de mieux q’un cocktail sur les quais?

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